| Titre : |
« Jin, Jiyan, Azadî » : Trajectoires d'un slogan entre luttes kurdes et soulèvement iranien, et les asymétries féministes qu'il révèle |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Fatemeh Amini, Auteur ; Hanane Karimi, Directeur de la recherche ; Université de Strasbourg, Organisme de soutenance |
| Année de publication : |
2025 |
| Importance : |
119 p. |
| Présentation : |
Illustrations |
| Note générale : |
Notes, bibliographie, photos et reproductions de documents en annexe |
| Langues : |
Français (fre) |
| Index. décimale : |
0340 Lêkolînên zayendî | Études de genre | Gender studies | جەندەر |
| Note de contenu : |
Le soulèvement déclenché en Iran à l’automne 2022, à la suite de la mort de Jina (Mahsa) Amini, a ravivé des lignes de fracture anciennes et persistantes dans les luttes féminines contemporaines. Le slogan Jin, Jiyan, Azadî — « Femme, Vie, Liberté » —, repris dans plusieurs villes d’Iran et relayé à l’échelle internationale, a progressivement émergé comme l’un des signes les plus visibles de la contestation. Pourtant, ce mot d’ordre ne naît ni à Téhéran ni dans les espaces centraux de l’activisme iranien : il s’enracine dans les luttes des femmes kurdes engagées au sein du PKK et du mouvement du Rojava depuis les années 1990, au croisement de traditions de résistance décentralisée, d’organisation politique féminine autonome, et d’une critique radicale de l’État-nation patriarcal.
Ce mémoire s’attache à interroger la trajectoire de ce slogan — sa traduction, sa diffusion, sa récupération — comme miroir analytique des rapports de domination symbolique qui traversent les féminismes en Iran. Que devient une parole insurgée, forgée dans une géopolitique périphérique, lorsqu’elle est reformulée en langage du centre, réinscrite dans un récit national centré, et projetée comme mot d’ordre universel ? Quels mécanismes d’effacement, d’universalisation ou d’invisibilisation accompagnent cette circulation ? Quelles subjectivités sont reconnues comme légitimes dans l’espace féministe dominant, et lesquelles sont réassignées à la marge ? À quelles conditions une parole subalterne peut-elle être entendue sans être neutralisée ? (...) (Début de l'introduction) |
| Permalink : |
https://pmb.institutkurde.org/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=16555 |
« Jin, Jiyan, Azadî » : Trajectoires d'un slogan entre luttes kurdes et soulèvement iranien, et les asymétries féministes qu'il révèle [texte imprimé] / Fatemeh Amini, Auteur ; Hanane Karimi, Directeur de la recherche ; Université de Strasbourg, Organisme de soutenance . - 2025 . - 119 p. : Illustrations. Notes, bibliographie, photos et reproductions de documents en annexe Langues : Français ( fre)
| Index. décimale : |
0340 Lêkolînên zayendî | Études de genre | Gender studies | جەندەر |
| Note de contenu : |
Le soulèvement déclenché en Iran à l’automne 2022, à la suite de la mort de Jina (Mahsa) Amini, a ravivé des lignes de fracture anciennes et persistantes dans les luttes féminines contemporaines. Le slogan Jin, Jiyan, Azadî — « Femme, Vie, Liberté » —, repris dans plusieurs villes d’Iran et relayé à l’échelle internationale, a progressivement émergé comme l’un des signes les plus visibles de la contestation. Pourtant, ce mot d’ordre ne naît ni à Téhéran ni dans les espaces centraux de l’activisme iranien : il s’enracine dans les luttes des femmes kurdes engagées au sein du PKK et du mouvement du Rojava depuis les années 1990, au croisement de traditions de résistance décentralisée, d’organisation politique féminine autonome, et d’une critique radicale de l’État-nation patriarcal.
Ce mémoire s’attache à interroger la trajectoire de ce slogan — sa traduction, sa diffusion, sa récupération — comme miroir analytique des rapports de domination symbolique qui traversent les féminismes en Iran. Que devient une parole insurgée, forgée dans une géopolitique périphérique, lorsqu’elle est reformulée en langage du centre, réinscrite dans un récit national centré, et projetée comme mot d’ordre universel ? Quels mécanismes d’effacement, d’universalisation ou d’invisibilisation accompagnent cette circulation ? Quelles subjectivités sont reconnues comme légitimes dans l’espace féministe dominant, et lesquelles sont réassignées à la marge ? À quelles conditions une parole subalterne peut-elle être entendue sans être neutralisée ? (...) (Début de l'introduction) |
| Permalink : |
https://pmb.institutkurde.org/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=16555 |
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